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Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un

 
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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Ven 1 Fév - 14:25 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Un

UNE LETTRE POUR MAITRE CHO

Maître Chroniqueur Cho

Voici trop longtemps que je ne vous ai pas écrit et je ne saurais vous présenter d'excuses assez fortes. Je connais l'importance de notre tâche de Chroniqueur et je sais avoir négligé mon devoir à cet égard. Les activités de la cité de Comté des Vents prennent beaucoup de mon temps. La cité se porte relativement bien. Ses activités sont toujours nombreuses et portent la marque du bien et de la paix, même si le sourd battement des tambours de guerre rendent sa tâche ardue. Les rues calmes de Comté sont un grand réconfort pour l'aventurier qui vient y chercher un peu de repos. Depuis quelques temps cependant, les rues se font bien moins animées : de nombreux citoyens ne viennent plus y faire que de trop furtives haltes, pris dans le tumulte tourbillonnant d'un monde sans merci. J'en suis navré, mais il en va ainsi.

Si je prends la plume ce soir, c'est que je souhaite vous faire part d'une incroyable histoire que l'on m'a contée. Les drames qui se sont noués et leurs conséquences m'ont ému au plus haut point et je pense qu'ils doivent figurer dans les annales des histoires du monde dont nous sommes les gardiens.

Voici quelques semaines, mes recherches archéologiques m'ont conduit à Hurlevent afin d'y examiner d'anciens manuscrits à la Bibliothèque Royale. Là, avec un ami archiviste gnome, nous en sommes venus à évoquer la richesse de la civilisation draenei, de loin la plus étrange à mes yeux et celle dont j'ai la connaissance la plus sommaire. Nous parlions de l'arrivée du vaisseau Exodar en Azeroth et surtout des évènements tragiques qui ont suivi l'ouverture de la Porte des Ténèbres. Vous consulterez mes précédents rapports à ce sujet si nécessaire, mais pour l'heure, je me contenterai d'en rappeler rapidement les faits essentiels, pour la bonne compréhension de ce qui va suivre.

Il y a 9 ans environ, vers les années 24-25 du calendrier humain, la Troisième Guerre contre les forces démoniaques de la Légion Ardente prit fin. Les démons survivants, dirigés par le seigneur Kazzak, battirent en retraite jusque dans les Terres Foudroyées, une région encore corrompue, croyez-moi sur parole. Elles s'installèrent dans une zone appelée la Balafre Impure, attendant la réouverture de la Porte des Ténèbres, tuant tout ceux qui souhaitaient s'en approcher.

Mon ami archiviste me donna quelques détails. Le Seigneur Kazzak était le Garde Funeste le plus puissant en poste sur Azeroth à l'époque, le seul Garde Noir à avoir atteint le rang de Commandant au sein de la Légion Ardente : il était infiniment plus grand et puissant que ses semblables. On raconte que Kil'Jaeden en personne lui offrit pour ses loyaux services une puissante lame runique que le Seigneur Garde Funeste maniait avec dextérité pour vampiriser l'énergie de ses ennemis. Terrifiante évocation !

En l'an 26, Kazzak et ses serviteurs parvinrent à réactiver la Porte des Ténèbres, leur permettant enfin de rejoindre l'Outreterre et d'y préparer leurs sinistres projets d'invasions futures. Il semble que ce terrible seigneur-démon ait trouvé refuge en haut d'une montagne appelée le Trône de Kil'jaeden, au nord de la Péninsule des flammes. Je compte d'ailleurs m'y rendre prochainement afin d'en apprendre davantage et, peut être, y trouver des artefacts.

Conscientes du danger que représentaient ces forces démoniaques regroupées en Outreterre, les forces de l'Alliance et de la Horde décidèrent d'envoyer des détachements armés importants traquer les démons jusque dans ces terres hostiles.

Mon ami archiviste interrompit alors sa narration et me conseilla de me rendre à la taverne des vieux quartiers où un certain nain avait ces habitudes. Selon lui, cet ancien paladin avait fait partie de ce détachement armé. Ma soif de connaissances et mon impatience de rencontrer un témoin direct de ces terribles événements me firent quitter précipitamment les Archives Royales et je trouvais la dite taverne à la tombée de la nuit.

J'abordais l'aubergiste dans une salle déjà bien remplie, commandait une légère collation (dont vous trouverez le menu en annexes) et demandait à rencontrer le sieur nain Darakh Trois-Barbes. D'un hochement de tête, le maitre des lieux m'indiqua un recoin au fond de la salle. Ayant une assez bonne habitude des us et coutumes du peuple nain par mon ami Ulgrimn, je prenais soin de commander plusieurs pintes d'une bière brune particulièrement savoureuse (un descriptif complet de sa méthode de brassage se trouve en annexe).

Je trouvais mon nain attablé et me présentais à lui comme érudit et lui exposais la raison de ma venue. Il leva la tête de son écuelle et d'un signe de tête, me fit signe de m'assoir tout en alignant les pintes devant lui.

La barbe blanche non tressée, les moustaches longues, le nain devant moi avait déjà franchi plus de la moitié de sa vie : de nombreuses rides sillonnaient son visage buriné, mais l'oeil vif et alerte. Sa mise était modeste, vêtements confortables et usés, de ceux qu'affectionnent les travailleurs manuels. Et les aventuriers.
Etonné, je remarquais à ses pieds, sous la table, un cochon tout rose. Voyant ma surprise, il me présenta son ami Monsieur Trémousse, qui le suivait partout. Tout en jetant un morceau de pomme au cochon qui le goba comme l'aurait fait un chien fidèle d'un os, le nain me confirma d'un air bougon avoir fait partie du contingent qui partit à la poursuite des démons en Outreterre. Il me toisa, méfiant, et me demanda le pourquoi de ma question. Je lui expliquais la démarche des Chroniqueurs, et répondais à quelques questions qu'il me posa sur moi-même. Puis il me dévisagea longuement, jeta un oeil sur le plateau rempli de pintes et finalement me tendit sa main en un "Tope-la" sonore (voir le lexique des expressions usuelles en usage dans les Royaumes de l'Est - annexe XXIV).
Je m'installais. Il a bu en silence deux ou trois pintes, puis a commencé son histoire. Il a parlé toute la nuit tandis que je notais chacun de ses mots, m'attendant aux récits de soldats et d'exploits militaires, stratégies et faits d'armes.

De fait, l'histoire qu'il me conta est parmi les plus édifiantes qu'il m'ait été donné d'entendre. Vous en trouverez la transcription exacte dans les notes en annexe.
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MessagePosté le: Ven 1 Fév - 14:25 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Dim 3 Fév - 14:31 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Deux

ANNEXE IV - Le récit de Darakh Trois-Barbes, paladin

Si j'ai passé c'te fichue porte ? ah ça ! par ma barbe ! Que oui, alors, et avec un bon paquet de jeunes imbéciles et de fiers à bras ! Soldats, ingénieurs, paladins... Y avait même des druides elfes de leur Clan de Cénarus, des chasseurs avec leurs bêtes... des nains, des gnomes, des Redressseurs de Tort draeneis venus de l'Exodar . Ceux là avaient de gros compte à régler vu qu'on allait comme qui dirait chez eux... même des affreux jojos de la Horde ! Tous en rangs bien alignés pour aller trucider du démon dans l'autre monde !...
Ah ça, pour trucider, on en a trucidé !! Mais j'vais vous dire une bonne chose : les démons, y peuvent bien en dire tout autant, parce que y'en a eu un bon paquet d'entre nous qui sont pas rev'nus de c'te prom'nade là !

Bref ! On est tous là bien alignés devant c'te fichue portail noir et not'grand général, il nous a fait un beau discours, que j'ai pas bien écouté pass' que voyez, avec des amis, on avait bien arroser not'départ la vielle, alors j'avais comme la Grande Forge dans la caboch"... Mais bon, on l'a traversé quand même c'te damné portail : tout plein de genre de picotements tout partout sur la peau et pis hop ! on y est, aveuglé et un peu barbouillé, mais pt'êt que c'tait à cause de la fête de la veille aussi.. bon... et ça a été tout de suite l'enfer sur une terre rouge comme du sang d'troll... l'enfer j'vous dis... des démons tout partout, des éclairs et des c ris de guerres... on s'est battu comme des lions et on a réussi à passé et à installer un camp. Puis un autre. Et encore un autre... des semaines de batailles... J'ai perdu de bons amis là-bas vous savez... Mais voyez l'ami, j'vais pas vous faire de grands discours sur les batailles et tout le chambardement... Non non, j'vais vous dire une chose qu'est pas dans aucun des livres d'histoires des personnes savantes... Installez-vous mon gars, prends une autre pinte, et notes bien tout...

On était dans c'te damnée désert rouge depuis quelques semaines déjà. Une chaleur terrible. Des combats encore plus terribles. Et le plus terrible de tout : plus de bière ! Obligé de boire de l'eau ! Mais bon, c'tait ça ou bien finir tout sec du dedans ! J'tais encore un vrai paladin à ct'époque, avec pas mal d'années de services et pis l'armure qui brille et le canasson de guerre. Pas un joli bélier de bataille hein, non non, un vrai canasson d'humain... On avait bien l'air bête nous z'aut' nains là d'ssus... Et une grande épée toute belle, qui auréolait la Lumière sur la lame, comme disait l'abbé-officier.

Un jour, depuis le ciel, les éclaireurs en griffons avaient repéré c'qui pensaient être un camp de démons au nord, j'crois bien qu'y préparaient leurs futurs camps de forges du nord. Alors nos grands chefs, y z'ont décidé qu'il fallait aller y voir de plus près et une escouade a été détachée. Une centaine de soldats, quelques druides, des sapeurs gnomes, et des paladins bien sûr, parce que la Lumière, ben les démons y z'aiment pas bien ça... Parmi les humains, il y avait ces deux soeurs, deux belles jeunes filles à voir, ça oui ! et c'était tout bizarre parce qu'elles étaient tout pareil l'une et l'autre. Des "jumelles" on appelle ça y parait. Oui oui, comme les trucs gnomes pour voir de près ce qui est loin. J'vois pas l'rapport moi, mais bon... Et elles étaient sacrément jolies ces deux là, mon gars, et elles étaient dans mon détachement, enfin, pas le mien à moi hein, mais celui où j'étais aussi quoi...
Y'en a une qui avait le don des soins, et les gars étaient tous amoureux d'elle. Tahaa qu'elle s'appelait.
L'aut' soeur, elle faisait dans la magie des arcanes et pour sûr qu'elle était une vraie furie dans la bataille, et les gars étaient tous amoureux d'elle aussi. Yevdokiya qu'elle s'appelait.
Elles venaient d'une région humaine au nord, au delà des montagnes des Hinterlands à c'qui parait. Alors on les appelait les Soeurs du Nord.
Et les gars étaient tous amoureux d'elles.

Alors on est parti voir de plus près ce fameux camp de démons, et on a marché longtemps vers le nord. Mais voilà, vous imaginez bien que les démons, y z'ont aussi des yeux pour voir et des tentacules pour entendre... alors y nous sont tombés d'ssus dans la plus belle des embuscades. On s'est battu toute la journée et une bonne partie de la nuit qui a suivi, j'en ai encore mal aux bras rien que d'y penser !
Oh oui, une bien belle embuscade... et on a perdu.
On était plus très nombreux, et on s'attendait à être massacré jusqu'au dernier, mais le chef démon il a fait un geste et les aut's démons ils se sont arrêtés. Et not' chef à nous, ben il a ordonné qu'on se rende ! Oui oui, z'avez bien entendu ! Qu'on se rende à ces démons là !! Pis ben nous, on a obéi, bons soldats. Alors on a lâché nos armes. Les démons, y rigolaient, enfin une grimace du genre quoi... Y z'ont tué direct' tout l'monde : les officiers d'abord et pis les elfes après, vlan ! Tous les druides y sont passés. Moi j'crois qu'y les craignaient vraiment, j'sais pas trop pourquoi. Pis y z'ont ramassé nos armes pis nos montures, sans doute pour les manger j'pense. Pis on a été emmené au fin fond d'une grotte à quelques heures de marches de là. On était plus qu'une poignée... Y nous ont enchaînés, pis y nous ont laissé là pendant trois jours, sans s'occuper de nous. Y avait moi, y avait Gromnir et Gunvir, deux vieux amis à moi du temps de la garde de Thelsamar, pis aussi un grand draeni paladin très fort, qui maniait une énorme masse en pierre bleue, qu'on aurait dit du cristal, mais dur comme du mithril... Burmah Main d'Or qu'y s'appelait. J'l'aimais bien c'grand là, toujours gentil avec tout l'monde.
Pis y'avait aussi les deux soeurs du nord. Et on était tous inquiets pour elles. Parce qu'on était tous amoureux d'elles.

On pouvait rien faire, nos chaînes devaient être comme enchantées, parce qu'on pouvait rien incanter, ni mot de pouvoir ni arcanes ni rien du tout...
Et pis une nuit, y a eu comme un grand ram'dam dedans la grotte et on a vu un gros démon très laid entrer. Y tirait une grande cage tout' en gangrefer et dedans y avait le plus bel oiseau que j'ai jamais vu de toute ma vie. On aurait dit qu'il était fait de nuit et d'ombre, il auréolait d'une lumière sombre, oui je sais c'est idiot de dire ça, mais c'est la vérité : cet oiseau était l'Ombre faite plume et bec. Il était bien plus gros qu'un griffon, et plus fier et plus beau que tout ce que j'ai jamais vu dans ma vie... On était tous captivé, et alors l'oiseau il nous a tous regardé lentement un par un et pis il a fermé les yeux et pis y s'est mis à chanter tout doucement et on a tous été pris de vertige, on avait plus peur ni froid ni mal ni faim... et on a tous enfin pu s'endormir, sous le charme du bel oiseau d'Ombre qui veillait sur nous.

Quand je me suis réveillé, y restait plus que moi et Gunvir dans c'te salle. Et y m'a dit que les autres avaient été emmené et l'oiseau dans sa cage aussi. On s'est regardé tous les deux en se demandant ce qui allait nous arriver.
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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Lun 4 Fév - 10:31 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Trois

UNE LETTRE POUR MAITRE CHO

A ce stade de son récit, mon passionnant conteur se tut, les yeux dans le vague. Je compris qu'il en resterait là pour cette fois. Je n'insistais pas, l'aube pointait et j'étais moi-même épuisé. Nous avons trinqué une dernière fois, et nous avons convenu de nous retrouver le soir même pour la suite de son histoire.

Il va de soi, Maître Cho, que suite à cet incroyable récit, j'ai cherché à en savoir davantage, dès mon réveil. Grâce aux relations de mon ami Archiviste, j'ai pu consulter les registres des Corps Expéditionnaires du Roi pour cette période et j'ai obtenu la version officielle de cette épopée. Loin des détails fleuris de notre passionné conteur, les services administratifs de la Couronne offraient une version bien plus austère : noms des régiments, liste des officiers, sous-officiers et hommes du rang, dates et lieux, inventaires d'équipements. J'ai retrouvé mention de la constitution d'une force dite "d'investigation" sous le haut commandement du Sieur Abbé-Officier Demethor Pâle-Aube, escouade baptisée pour l'occasion "Froide Rédemption". Parmi les noms des combattants, j'ai pu vérifier la présence d'un Soldat-Paladin de 2e rang Darakh Trois-Barbes, d'un Redresseur de Tort Burmah dit Main d'Or. Le registre faisait également mention de deux combattantes portant le même nom de famille, Tahaa et Yevdokiya Sonnenlicht, respectivement Prêtresse et Mage. Le nain n'avait pas menti, au moins sur l'identité des protagonistes.
Pourtant, un détail me chagrinait. Sur cette liste, une petite rune biffait chacune des lignes. Le préposé me confirma ce que j'avais compris : cette petite marque signifiait "disparu en combat". Aucune trace. D'aucuns d'entre eux. Tous officiellement disparus, corps et âme. Et pourtant j'avais passé la nuit à écouter le récit d'une de ces personnes "disparues". Se pourrait-il qu'il y ait d'autres survivants ?

J'attendais avec impatience le soir pour me rendre à la taverne retrouver Darakh et apprendre la suite de cette histoire qui, je l'avoue, avait capté toute ma curiosité.
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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Mar 5 Fév - 09:27 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Quatre

ANNEXE IV-bis - Le récit de Darakh Trois-Barbes, paladin

Combien d'temps on est resté dans c'te grotte, j'saurais pas trop vous dire... Des heures je pense, p'têt' une journée entière. D'là d'où qu'on était, on entendait qu'des cris horribles, et ça, c'était encore le pire de tout. Pass'qu'on voyait pas c'qui s'passait mais on reconnaissait bien la voix : c'pauv' Gromnir passait un bien sale quart' d'heure ! Des fois, y avait deux ou trois démons qui venaient nous voir, juste pour nous cracher dessus et nous donner des coups de pieds... ou de sabots.. ou de j'sais pas trop quoi qui leur servaient de pieds. On a tenu le coup par la force de la Lumière, c'est c'que dirait l'abbé-officier, mais nous, les nains, on tenait l'coup surtout pass'qu'on s'disait qu'on allait leur faire payer tout ça, vous comprenez. C'est difficile à expliquer, faut êt'nain pour comprendre j'suppose. Mais ça nous a tenu en vie, c'te rancune, ça nous a donné la force pour ce qui a suivi, ça j'en suis ben sûr et certain !

Et pis les cris ont cessé. Tout d'un coup. Et on s'est r'gardé avec Gunvir, et on savait que not'vieux pote des Gardes de Thelsamar avait bu sa dernière chopine, et qu'c'était sûrement mieux pour lui. Le temps a encore passé, j'pourrais pas dire combien. On entendait plus grand'chose, à part comme une sorte de murmure un peu chanté, comme de gens qui répètent les mêmes mots, pis encore et encore. Ça commençait à nous faire un peu somnoler, c'te chansonnette, mais d'un coup, y a eu comme un terrible boucan dans l'aut'pièce, mais on pouvait pas voir dedans de là d'où qu'on était ! Des cris pis des explosions, pis des cris encore et des bruits de bagarres. Des lueurs comme des éclairs sombres et du feu... Et pis y'a eu comme un grand halo de lumière, on a senti comme un grand souffle et pis pu' rien !

Et v'là ti pas qu'on voit arriver dans la grotte Burmah qui balançait son gros marteau de cristal bleu en travers des deux trois démons qui nous gardaient, des petits avec des tentacules collantes... Schplaaf !! Pu' de démons ! Et puis derrière lui, on a vu les deux Soeurs du Nord, mais c'était plus exactement elles... elles étaient comme changées. Y en a une qui était comme toute sombre et on voyait presqu'au travers, et pis sa soeur elle nous tournait le dos, de grosses trainées noires sortaient de ses mains et ça explosait à l'aut'bout, on entendait bien les bruits... Pis y avait comme un p'tit diable à coté d'elle qui balançait aussi des boules de feu dans la même direction, comme si il l'aidait. Un p'tit démon qui combattait d'aut' gros démons pour nous aider, c'était à rien y comprendre. Les deux soeurs étaient comme des furies, et vas-y que j'te balance des flammes noires, vas-y que j'te lance comme un long fouet d'ombre. On a vite compris qu'elles s'occupaient de garder l'entrée de not' cellule pendant que Burmah nous détachait d'un grand coup de masse dans les ferrures : Vlang !! le maudit métal a volé en éclats... On était libres !

On a couru comme on pouvait dans les couloirs sombres et visqueux, les deux soeurs nous ouvraient le passage et du côté des démons, j'aime autant vous dire que ça rigolait pas... Gunvir et moi on aidait comme on pouvait, on avait ramassé des barres de fer et ça nous faisait comme des pics, mais c'est elles deux qui faisaient tout l'boulot, pis Burmah aussi, son marteau brillait de Lumière Bleue et ça envoyait des morceaux de tentacules de tous les côtés !!!

Pis finalement, on s'est ressorti de c'te maudite grotte. Heureusement, c'était la nuit, j'crois bin sinon qu'on aurait été aveuglé après tout ce temps passé au fond d'la terre ! On s'en était sorti ! On reprenait à peine not'souffle qu'un énorme démon a surgi là just'devant nous, un truc de pierre et de feu... j'crois qu'les officiers y z'appelaient ça un In-fer-nal. Et là nous ben on s'dit que c'est la fin ! D'un revers du bras, le géant de pierre envoie valser Burmah qui lui chargeait dessus tandis que ce pauv' Gunvir s'fait écrasé tout d'un coup sous l'énorme pied de pierre brûlante du monstre. Les soeurs se regardent et en un clin d'oeil, elles lui balancent tout ce qu'elles ont, et je vous assure que ça en faisait de la magie sombre qui crépitait ! J'asticote comme je peux le gros démon avec ma barre de fer, mais j'dois pas lui faire plus de mal qu'une puce sur le dos d'Aile-de-Mort parce qu'y s'occupe pas de moi du tout. Et j'vois bien qu'la magie des soeurs commence à faiblir. L'une a un genou au sol et le bras de sa soeur tremble bizarre, je vois bien qu'elles vont plus tenir et je me dis que je vais bientôt aller trinquer avec mes ancêtres à la Grande Taverne...

Et puis d'un coup, un grand cri ! C'est Burmah qui revient dans la bataille et sa voix est si forte qu'on aurait dit celle d'un Titan, ses yeux sont deux comètes brûlantes de Lumière Sacrée et son marteau brille comme un soleil bleu dans la nuit. Le choc est terrible et on est tous aveuglés et on tombe à la renverse... Quand la poussière retombe et qu'on y voit un peu plus clair, c'est pour voir des petits tas de cailloux tout fumants, c'est tout ce qui reste de c'te damné monstre. Et puis y'a c'pauv'Burmah aussi, couché par terre comme une poupée de chiffon. J'me précipite vers lui et j'prend sa tête tout doucement dans mes bras. Il me sourit. Il va mourir, il le sait mais il me sourit. Il tend la main vers son marteau brisé. Je ramène les restes de l'arme, quelques éclats de pierre-cristal bleutée, un peu de métal, c'est tout ce qui reste. Il prend mes mains avec les bouts dedans et serre de toute sa force, et j'aime autant vous dire qu'il en avait encore... Et d'un coup, les éclats de pierre se mettent à briller dans mes mains, et ça fait comme des traits de lumière qui passent entre mes doigts, ça brille de plus en plus et ça vibre aussi. Et puis Main d'Or me sourit une dernière fois. Il fait un dernier effort et il arrive à murmurer d'une voix sourde : "Je confier âme à toi mon ami, toi devoiRR bien veiller sur elle". Je pleure mais je lui donne ma parole. Vous comprenez ça, hein ? Je lui donne ma parole d'honneur. Ma parole de Nain.

Alors Burmah m'a sourit, j'crois bien qu'il était content à c'moment. Et il a fermé les yeux pour la dernière fois. C'était fini, il avait rejoint ses ancêtres. Mais les pierres brillaient encore d'une drôle de lumière, avec des p'tites lueurs qui bougeaient en d'dans, comme si elles étaient vivantes. Des petites lueurs bleues et blanches et qui changaient de couleurs. J'ai tout bien rangé dans un vieux sac qui trainait et puis on est parti, les deux soeurs et moi, sans même prendre le temps de donner à notre ami une sépulture décente. On a marché pendant des heures dans ce désert brûlant, évitant les patrouilles de gardes cornus et les démons volants et c'est miracle qu'on ait pas été repris.
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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Jeu 7 Fév - 09:24 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Cinq

ANNEXE IV-ter - Le récit de Darakh Trois-Barbes, paladin

On a marché comme ça sans trop savoir où on allait. Et puis au petit matin, une des soeurs, je sais plus laquelle, a fait signe de s'arrêter. C'est seulement à c'moment, dans la lumière du p'tit jour, que j'ai remarqué comme deux silhouettes bizarres, un peu transparentes et violettes qui volaient derrière elles, comme si deux ombres de petits oiseaux les suivaient. J'ai rien osé dire. On s'est assis par terre pour se reposer un peu. On aurait bien mangé queq'chose, et j'avais l'gosier comme la cendre des Steppes Ardentes. Mais on avait rien du tout alors on s'est juste allongé sans rien dire, on était ben trop fatigué. Et puis au bout d'un moment, elles m'ont dit de ne pas poser de question mais qu'il fallait qu'on se sépare. Pour échapper aux démons. Qu'on aurait plus de chance de leur échapper si on allait chacun de son coté. Qu'y fallait à aucun prix qu'elles se fassent reprendre. Que c'était très très important. M'ont fait promettre de jamais aller à leur recherche. Que c'est elles qui viendraient me trouver le moment venu. J'ai pas compris ce que ça voulait dire "le moment venu" mais j'ai promis de faire comme elles voulaient et ça m'a brisé le coeur, parce que j'crois bien que moi aussi j'étais un peu amoureux d'elles, comme tous les aut' corniauds de la compagnie.

Elles se sont baissées vers moi, m'ont serré fort dans leurs bras à tour de rôle et puis elles m'ont regardé et elles m'ont fait le sourire plus triste que j'ai jamais vu de toute ma vie. Et elles sont parties sans dire un mot, l'une à l'ouest l'autre vers l'est.

Alors j'ai ramassé mon sac et pis j'suis parti d'mon coté et j'ai marché pendant des jours dans c'maudit désert de cendres et de flammes. J'avais tout juste pu récupérer mon casque et ma vieille cape, et la besace avec les éclats brillants du marteau de Burmah. J'sais pas trop combien de temps j'ai marché, mais j'en pouvais plus alors j'ai fini par m'écrouler et j'serais sûrement mort là bas si y'avait pas eu mon ami monsieur cochon... eh oui, c'est lui, là, qui m'a retrouvé. Je suppose qu'il avait du s'échapper de l'enclos des intendants du Bastion de l'Alliance. Ce bon cochon là m'a réveillé en me léchant le visage et en me grognant dedans mon oreille. Et c'est lui qui m'a ramené jusqu'au fort, enfin pas sur son dos hein héhé, non non mais il m'a montré le chemin et c'est comme ça que j'm'en suis sorti. Depuis le cochon est resté avec moi. On s'quitte pu et on veille l'un sur l'aut'.

Après, ben, j'me suis fait oublié, j'ai trainé un peu dans la ville basse de Shattrah et pis j'suis rentré dans les vieux royaumes sans rien dire à l'armée. Marre de tout ça, et pis j'avais aut' chose en tête. Une promesse est une promesse, pas vrai ? Alors j'ai repris la route des forges et j'apprends de tous les maitres que je rencontre. J'apprends et je cherche le meilleur métal à travailler. Parce que j'ai donné ma parole vous comprenez. J'ai encore les pierres bleues et les lumières sont toujours là, toutes belles à danser dedans le cristal. J'aime bien les regarder de temps en temps.
Alors j'ai décidé que j'allais reforger le marteau de Burmah Main d'Or, le plus courageux des Redresseurs de Tort de tous les temps. Et ce sera le plus fantastique marteau de guerre de tous les temps. Et ce marteau aura un nom : y s'appellera la Parole d'Honneur.

Voyez-vous, bien des années sont passées depuis tout ça. J'suis qu'un nain pas bien malin, un vieux paladin usé et tout rouillé. J'vais de ci de là, je mine un peu, je répare les charrues, je ferre les chevaux, j'aide un peu les gens. J'ai pas trop l'sou, mais j'peux payer ma bière et les pommes pour mon cochon. J'ai toujours mon vieux casque et ma cape. Y'a aussi le vieux bouc à l'écurie là dehors, pour trimballer mes queq'z'affaires. J'suis pas très instruit et j'y entends rien moi, à la magie et tout ça. La Lumière, j'sais pas pourquoi, mais elle vient me donner un coup d'main quand j'me bagarre, mais j'ai rien fait pour ça, j'ai rien demandé. C'est comme ça. Alors ce qui s'est passé dans c'te grotte, leur magie sombre aux deux soeurs et tout ça, moi, ça m'dépasse. J'me doute bien que ça a queq'chose à voir avec ce gros oiseau dans la cage, mais j'peux pas vous dire quoi. Et non, j'sais pas c'qui s'est passé dans la pièce à coté, elles z'ont rien voulu me dire.

Mais là, dans c'désert, quand elles m'ont fait ce sourire à me fendre le coeur et l'âme et qu'elles sont parties chacune de leur coté, c'est là que j'ai compris. Que j'ai su.
Voyez-vous, m'sieur l'érudit, la légion des démons, ben elle est pas vaincue, oh ça non ! Les seigneurs-démons, on les a juste un peu vexés. Alors y sont partis reprendre des forces sur un aut' monde et quand ils seront fin prêts, ben ils reviendront sur cette terre. Encore plus forts. Plus nombreux. Et ce sera un grand malheur pour c'pauv'monde qui en a déjà connu tant ! Oh oui, ils vont revenir les démons, ça j'vous l'dis !
Et j'sais pas qui c'est qui va gagner cette fois. Personne pourrait dire.

Mais y a une chose que je sais.
Quand ils reviendront, ces maudits démons, ils envahiront tout, et ce sera comme une tornade de feu sur la paille du monde.
Et il y aura de grandes batailles, oh oui, de grandes batailles.

Pis un beau jour, ils arriveront au pied d'une colline. Et vous savez c'qu'y verront en haut de c'te colline ?
Y verront les deux Soeurs du Nord, les deux soeurs de l'Ombre.
Elles seront là à les attendre, bien calmes et belles dans le soleil du soir.

Et moi, j'serais là, juste devant elles. Et j'aurais la Parole d'Honneur bien serré dans mes deux pognes. Et Burmah Main d'Or, y guidera chacun d'mes coups.
Et j'leur ferais payer à tous ces démons d'malheur ! Pour mes vieux potes des Gardes de Thelsamar et pour tous les aut'corniauds d'la Compagnie. Même les z'elfes !
Que oui qu'j'ys'rais, mon bon monsieur, ça vous pouvez en êtes sûr !

Ce s'ra p'têt'ben ma dernière bataille, ça j'dis pas, mais j'vais vous dire une chose. J'y s'rais sur c'te fichue colline.
Et personne, vous m'entendez ? personne, ni homme ni bête, ni démon ni titan ne touchera à un seul cheveu des Soeurs du Nord tant qu'il me restera un souffle de vie.

Et alors, sur les légions infernales elles déchaîneront le pouvoir de l'Oiseau.
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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Ven 8 Fév - 10:20 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Six

UNE LETTRE POUR MAITRE CHO

Nous sommes restés un moment silencieux. Je ne savais que dire. La fin du récit de mon ami m'avait ébranlé. Je souffrais voir les larmes du vieux et fier guerrier alors qu'il convoquait ses douloureux souvenirs. Et ces promesses de chaos à venir m'épouvantaient. Pourtant, au fond de moi, une pensée naissait : ainsi elles avaient survécu, comme je me surprenais à l'avoir espéré durant cet incroyable récit. J'étais sous le choc et pourtant terriblement impatient : mille questions se bousculaient dans ma tête. Que s'était-il vraiment passé dans cette grotte ? Et ce mystérieux oiseau, de quoi s'agissait-il exactement ? Où étaient les deux soeurs à présent ? Y avait-il une chance pour que je puisse les rencontrer ?

Je me sentais à présent très proche de cet étrange vieux nain. Sa fougue, son dévouement aveugle, son sens de l'honneur me touchaient. Je me prenais à apprécier ce nain et souhaitais m'en faire un ami. Je me décidais enfin à rompre le silence et lui demandais s'il avait eu des nouvelles des deux soeurs. Il se fit méfiant. Et pourquoi voulais-je le savoir ? A qui irais-je le répéter ?
Essayant de gagner sa confiance, je lui racontais à mon tour ce que fut mon chemin : mon départ de l'Île Vagabonde, le sens de ma condition de moine, mon combat contre les Shas en Pandarie. Je lui parlais enfin de Comté-des Vents et il sembla intéressé. Il réfléchit en silence durant de longue minutes. Puis, ayant vidé sa pinte, il reprit la parole et décida de me faire confiance car j'avais "une bonne tête" m'assura-t-il et aussi parce que son cochon semblait m'apprécier. Je ne sais pas trop, encore aujourd'hui, si cela était un sincère compliment ou bien s'il se moquait de moi. Il n'en dit pas davantage, mais me fît promettre de repasser le voir de temps en temps dans cette taverne pour lui raconter mes voyages en Pandarie qu'il espérait visiter un jour. Il se leva, me fit un clin d'oeil et quitta la table sans ajouter un mot, suivi du cochon qui agitait sa queue comme un jeune chiot.
Je restais seul avec mes questions, frustré et persuadé que l'histoire s'arrêtait là, que je n'aurais jamais le fin mot de cette histoire. Je retournais à mes occupations, tentant d'oublier toute cette histoire.

Plusieurs semaines plus tard, on déposait à l'auberge où je demeure quand je suis à Hurlevent une enveloppe à mon attention. La lettre était signée du nain Darakh et n'indiquait qu'un lieu en Forêt d'Elwynn, une date et une heure. Rien de plus. J'étais intrigué quand une petite plume noire tomba de l'enveloppe. Curieux indice, mais j'étais encore sous le choc de cette histoire et espérais que cela soit un signe des Soeurs.

Le jour dit, j'arrivais au rendez-vous en avance, une vieille habitude qui m'a sauvé la mise bien des fois. La clairière était déserte, pas âme qui vive. Tout était calme dans cette nuit sans lune. J'attendis ainsi et bientôt l'heure du rendez-vous arriva. Personne. Une heure se passe. Personne. Je me maudis d'avoir été aussi naïf et j'allais partir quand une silhouette, ombre dans la nuit, s'approcha de moi. Une voix douce, un peu rauque, se fit entendre. Mon coeur battait fort alors que la silhouette se fit femme, que l'ombre se dissipa. Je pus distinguer un très joli visage sous un capuchon sombre, joli selon ce que je crois savoir des normes humaines bien sûr. Des traits fins, un visage bien dessiné. Et un regard que je n'oublierai jamais : deux yeux rouges qui vous fixent et vous observent, comme au fond de votre âme... C'était bel et bien une des soeurs, j'en avais la certitude.

Elle s'inclina et se présenta comme étant Tahaa la Prêtresse. J'étais impressionné et, je l'avoue, ne sachant plus par quoi commencer tant les questions se bousculaient dans ma tête. Doucement, comme si elle percevait mon anxiété, la jeune femme posa sa main sur mon bras et m'invita à m'assoir à ses cotés sur un tronc tout proche. Nous sommes restés là une bonne partie de la nuit. C'est là qu'elle m'a raconté son histoire, d'une voix douce et grave.

C'est là que j'ai décidé d'aider les deux soeurs.
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Sam 9 Fév - 11:26 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Sept

ANNEXE V- Le récit de Tahaa Sonnenlicht, prêtresse

Vous avez impressionné Darakh vous savez ? Vous vous êtes fait là un ami précieux monsieur Feng Wèi, un ami très précieux... Je veux croire que vous en serez digne, mais je ne suis pas inquiète... Je vous observe depuis plusieurs jours et ce que j'ai vu a fini de me convaincre de vous rencontrer. Et puis, si Darakh vous fait confiance, je crois pouvoir le faire à mon tour.
Je sais ce que notre ami nain vous a déjà raconté et j'imagine les questions que vous vous posez. Je n'ai pas toutes les explications, je ne peux que confirmer tout ce que Darakh vous a conté, et peut être aussi compléter un peu sa version. Mais ne vous méprenez pas, je ne vous dirais que ce que je pense pouvoir vous confier. Et je ne le fais parce que j'ai besoin de vous.

Oh, ne prenez pas cet air surpris. Oui, j'ai besoin de votre aide pour me faire accepter dans la Cité de Comté des Vents, où je pense trouver aide et repos. Voyez vous, je sens que l'heure de la confrontation approche, c'est une question de mois à présent, une poignée d'années tout au plus. La Légion a fourbi ses armes et s'apprête à revenir. Nous devons être prêtes et avoir de bons alliés, ma soeur et moi. C'est ce que j'espère trouver dans cette cité. Pensez-vous que cela soit possible ? Oh, vous pouvez en parler et vous faire mon ambassadeur ? eh bien, je n'en attendais pas tant, mais c'est parfait... vraiment parfait.

Alors, que voulez-vous savoir, monsieur Feng Wèi... oh ? ma soeur ? oui, oui, bien sûr qu'elle a survécu elle aussi. Elle est restée en Outreterre plus longtemps que moi, elle avait à faire avec ses nouveaux pouvoirs sur les démons... et oui, elle va bien.

Ah ! et l'Oiseau... bien sûr, l'Oiseau...

Eh bien, je suppose que vous avez le droit de savoir, si je veux que vous m'aidiez, il faut que vous compreniez... Très bien, commençons alors, c'est une assez longue histoire.

Nous étions, ma soeur et moi, encore très jeunes quand nous nous sommes portées volontaires pour rejoindre le Corps Expéditionnaire de l'Alliance en partance pour Outreterre. Yevdokiya était une mage de bataille prometteuse et j'étais pour ma part une prêtresse pleine d'illusions. Nous avons été affectées aux troupes d'éclaireurs mixtes, mêlant druides elfes, combattants nains, soldats humains et sapeurs gnomes. Notre compagnie était une parmi d'autres, rien ne la distinguait des autres. Des soldats en campagne, comme tant d'autres. C'est là que nous avons rencontré Darakh, Burmah, et tant d'autres... Les batailles se succédaient, les morts, l'horreur de la guerre. Nous nous sommes endurcies je pense.

Darakh vous a déjà conté l'embuscade et comment nous avons été fait prisonniers. C'était d'ailleurs très étonnant qu'ils aient fait des prisonniers, ce n'était pas du tout dans leurs habitudes. Nous avons compris plus tard pourquoi ils nous avaient gardé en vie, nous et pas les autres.

Nous étions terrorisées, ma soeur et moi, en proie à une peur panique, non pas de mourir, mais de subir les immondes sévices dont nous savions les démons capables. Pire encore, nous pensions qu'ils nous réduiraient à l'état de serviteurs du mal.

Et puis ils nous ont séparés. Darakh et un autre nain sont restés tandis que nous étions emmenés brutalement, Burmah, Yev et moi. Je me rappelle m'être dit que mon heure était venue. Il y avait un nain aussi avec nous, je ne me souviens plus de son nom.

La salle où nous avons été amenés était assez vaste, creusée sans doute par magie à même le roc. De nombreuses torches offraient assez de lumière pour que nous puissions bien voir les gardes démoniaques en arme, les serviteurs esclaves humains et orcs... et un seigneur-démon siégeant sur un trône de gangrefer luisant. Au milieu de la vaste salle était posée la grande cage que nous déjà avions vu quelques heures plus tôt. Et, à l'intérieur de cette cage, le grand oiseau d'ombre nous regardait d'un air bienveillant. Il ne semblait pas effrayé ni affolé.

A notre arrivée, le seigneur-démon jouait nonchalamment avec nos affaires, maigre butin en vérité : quelques armes, un ou deux boucliers, nos bâtons de combat... Il souriait d'un air totalement stupide, il bavait sans s'en rendre compte. Enfin il leva ses yeux brûlants vers nous et parla d'une voix extrêmement forte et aigüe, très désagréable à entendre, comme une craie crissant sur un tableau noir. Nous ne comprenions pas un mot de cette langue démoniaque et, au bout d'un moment, à notre grande surprise, nous avons commencé à entendre le sens de ses non-mots. En fait, je crois qu'il s'adressait directement à nos esprits, par je ne sais quel prodige. Nous comprîmes alors pourquoi nous avions été faits prisonniers et non exécutés comme les autres : il avait besoin de nous, serviteurs de la Lumière et mage. Pour vaincre et dominer l'Oiseau d'Ombre.

Burmah, tout comme les nains, était paladin. Moi-même prêtresse : nous servions la Lumière Sacrée. Le Démon projeta dans nos esprits des images de lutte entre le pouvoir de l'Ombre et celui de la Lumière. Je ne sais pas d'où venait cet Oiseau, de quel monde ou de quelle dimension, et je l'ignore encore. Mais il était évident qu'il détenait un puissant pouvoir que ce démon voulait s'approprier. Quant à ma soeur, son affinité avec les arcanes l'assignait à jouer un rôle de bouclier, comme un rempart au pouvoir de l'Oiseau qui ne manquerait pas de résister.
Si vous voulez mon avis, ce démon était complètement fou ! Comment aurions-nous pu, à nous trois espérer pouvoir rivaliser avec la force de cet Oiseau ?

Rapidement, des sorciers noirs, elfes-de-sang pour la plupart, sont arrivés et ont tracé au sol les obscurs glyphes nécessaires à la cérémonie, tandis que nous étions enchaînés directement à la cage de l'Oiseau. Sentir sa présence aussi proche, son aura, est un souvenir effrayant.

Nous étions bien décidés à tout faire pour ne pas aider ce démon dans son entreprise, ce qu'il avait bien compris, bien sûr. Avant même de commencer quoi que ce soit, il entrepris de torturer ce pauvre nain, et cela dura et dura et dura encore... Je pense encore aujourd'hui qu'il ne faisait cela que par pur plaisir, car il est évident qu'il avait les moyens de faire de nous de pauvres marionnettes sans volonté... Enfin, sans doute lassé, il abandonna le corps sans vie du malheureux nain comme un jouet brisé et, d'un signe, ordonna que la cérémonie commençât. Dominant notre volonté vacillante, les puissants sorciers se mirent immédiatement à absorber notre énergie pour la renvoyer vers l'Oiseau qui frémit et se mit à trembler. Le grand démon partit d'un grand éclat de rire, son pouvoir allait être immense et il s'en délectait à l'avance, affalé sur son trône. Nous étions perdus, nous le savions.

C'est alors que l'Oiseau est entré dans nos têtes.
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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Dim 10 Fév - 12:47 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Huit

ANNEXE V-bis - Le récit de Tahaa Sonnenlicht, prêtresse

Vous décrire cela est impossible. C'est au delà des mots. Nous étions effrayés, épuisés, convaincus que notre dernière heure était arrivée. Et soudain nous avons été envahis par une onde de plénitude, une totale sérénité, un bien-être sans borne. Plus rien ne pouvait nous atteindre. Un calme sans nom nous dominait, et nous savions que nous partagions cette même expérience, tous les trois. Et puis la voix s'est fait entendre, une voix de mille violons, comme une brise au petit jour, comme l'eau fraîche coule à la fonte des neiges de printemps...

La voix dit :"Je suis l'Oiseau d'Ombre, je suis l'Oiseau-Roi, Phénix des Cieux au-delà des Cieux. N'ayez pas peur car je veille sur vous. Ce petit diable ne peut rien contre moi tant que vous êtes avec Moi. Etes-vous avec Moi ?"

Nous ne pouvions répondre avec des mots, l'étrange transe nous en empêchait, et pourtant nous avons acquiescé. Une bouffée de satisfaction nous parvint et nous avons su que c'était ainsi que l'oiseau communiquait avec nous, par les émotions.

"Je suis l'Oiseau-Roi, Phénix des Cieux au-delà des Cieux. La Légion Noire a détruit mon monde. Elle veut se servir de moi comme arme pour asservir le votre. Je ne puis le permettre. Voulez-vous m'aider ? Voulez-vous faire âme avec Moi ?"

A nouveau, nous avons mentalement acquiescé. Une nouvelle bouffée de satisfaction nous parvint, mêlée de ce qui m'a semblé être de la tristesse. Une infinie tristesse.

"Qu'il en soit ainsi". Et la voix se tut. Et l'Oiseau augmenta soudain très violemment l'emprise qu'il avait sur nos esprits.

Et l'enfer se déchaîna.

Je sais à présent que l'Oiseau puisa en ma soeur et moi la force et l'énergie nécessaire. Un incroyable courant d'énergie naquit au plus profond de nous et domina le flux corrompu que les mages noirs invoquaient sur nous, les atteignant de plein fouet pour les consumer instantanément. Le flux lumineux courait de sorcier en sorcier, les détruisant tous sans exception. L'Oiseau puisait en nous la Lumière Sacrée qu'il s'appropriait et utilisait pour créer cet incroyable torrent de pouvoir. Je sentais également le pouvoir de l'Oiseau m'envahir, remplaçant la Lumière par autre chose... et je m'abandonnais à lui afin de l'aider dans ce combat.

Devant ce revirement, le grand démon rugit et lança ses gardes sur nous. Ce fut alors au tour de Yev d'entrer en scène : l'Oiseau puisa dans ses forces arcaniques pour maîtriser chacun des soldats démons, écartelant ceux là, réduisant ces autres à l'état de poussières incandescentes... L'Oiseau me fit détourner le flux de Lumière sur nos chaînes qui éclatèrent comme du verre. A peine libéré, Burmah se précipita récupérer son puissant marteau afin d'achever les rares démons encore en vie après la terrifiante oeuvre de ma soeur. C'est alors que le grand démon lui-même entra dans la bataille. Il appela depuis l'éther une énorme faux d'acier verdâtre luisant et bondit sur nous : Yev et moi étions épuisées, vidées de toute force. Burmah ne pourrait résister seul à un tel adversaire. Nous étions perdus.

Et la voix d'airain se fit entendre une dernière fois en nous : "Je suis l'Oiseau d'Ombre, je suis l'Oiseau-Roi, Phénix des Cieux au-delà des Cieux. Je ne puis mourir et toujours je renaîtrai. Pour vous je meurs, par vous je renaitrai. Soyez fortes mes filles, car notre combat ne fait que commencer."

Et l'Oiseau puisa les dernières ressources magiques en Yev et moi, nous transformant pour toujours. Il déploya ses ailes majestueuses et la cage vola en éclat. Nous étions subjugués, et même le grand démon se figea devant l'incroyable spectacle. L'Oiseau, majestueux dans sa divine beauté, s'éleva lentement dans la grande salle, les ailes grandes ouvertes. Il nous regarda avec ce qui m'a semblé être de la gratitude et une grande tendresse. Et puis son corps se mit à irradier une énergie pure, le temps sembla suspendre son cours, et l'Oiseau disparu soudain dans un éclair silencieux, annihilant toute présence démoniaque dans la salle et pulvérisant le seigneur-démon et sa faux, nous projetant violemment contre les parois de la vaste caverne.

Lorsque nous avons repris nos esprits, Burmah nous regarda, interdit. Je voyais Yev mais ce n'était plus Yev, c'était une autre. Elle me dévisageait et je savais que je n'étais plus la même. L'Oiseau s'était réfugié en chacune de nous et nous en étions irrémédiablement transformées. Je n'avais plus de Lumière en moi, seulement le pouvoir de l'Ombre.

Nous avons quitté précipitamment la salle, et au détour d'un couloir, un petit diablotin nous surprit. Burmah déjà leva son lourd marteau mais Yev fut plus rapide et d'un mouvement instinctif de la main, elle domina l'esprit du petit démon et en devint instantanément la maîtresse. C'était facile, il était surpris et totalement pris au dépourvu. Nous avons enfin rejoint les deux nains et vous connaissez déjà la suite : notre évasion, le combat contre l'infernal, la mort du courageux Gunvir, le sacrifice de Burmah Main d'Or, notre fuite dans le désert rouge.

A mesure que nous avancions, nous sentions, ma soeur et moi grandir le pouvoir de l'Oiseau en nous et, peu avant l'aube, nous sentions sa présence voleter autour de nous. Nous avons alors réalisé que nous étions toutes deux détentrices d'une partie de ce qui fait l'Oiseau, pas seulement son pouvoir, mais lui. L'Oiseau a scindé son essence même en deux parts égales, l'une en moi, l'autre chez ma soeur pour mieux renaître un jour, comme le phénix de la légende. Les démons craignent ce pouvoir qui peut les détruire et tout à la fois ils le cherchent pour se l'approprier. Nous en sommes les gardiennes, pour le meilleur comme pour le pire.

Au matin, nous nous sommes séparés. Il le fallait. Nous devions brouiller les pistes. Nous avons abandonné ce bon Darakh qui ne le méritait pas. Ma soeur est restée en Outreterre, se mêlant aux démons, apprenant à les dompter... cela a pris de nombreuses années mais elle devait apprendre son nouveau pouvoir et le dominer. Je sais qu'elle est revenue depuis peu. Les enfants jumeaux possèdent un curieux don de connivence et je pense que la présence de l'Oiseau en nous renforce cela. Je sais donc qu'elle se porte bien et se trouve quelque part en Pandarie, probablement sous une fausse identité. Quant à moi, j'ai rejoint Hurlevent puis je suis partie en Norfendre, où j'ai disparu dans l'anonymat des batailles contre le Fléau.

Voilà. Vous savez tout. La Légion est faible sur nos terres en ce moment, mais elle reviendra en force.
Ma soeur et moi détenons le pouvoir de 'lOiseau. Il n'arrêtera pas à lui seul une invasion, bien sûr, mais il peut aider à faire pencher la balance du destin du bon côté. Nous devons nous tenir prêtes pour le jour où il faudra à nouveau prendre les armes, mais d'ici là, nous avons besoin de soutien pour nous préparer.

Nous aiderez-vous ?
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Fengwèi
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Lun 11 Fév - 16:58 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- Chapitre Neuf

UNE LETTRE POUR MAITRE CHO

Je restais sans voix. Quel destin cruel que celui-ci ! Nous autres pandarens avions été épargnés, préservés de tout cela... Le Fléau, les guerres démoniaques, même Aile-de-Mort n'avaient pas su nous trouver... Mais je sentais dans les propos de cette jeune femme que nul ne serait à l'abri de cette terrible menace à venir.

Pourtant j'hésitais encore. Tout ceci me semblait rocambolesque, mon esprit pratique avait du mal à accepter toutes ces magies, ces démons, ces animaux fantastiques. Devinant mes doutes, la jeune femme se leva en souriant et d'un geste de la main appela un petit oiseau fait d'ombre pure... Elle sourit de mon étonnement et d'un autre geste cabalistique, le petit oiseau se transforma soudain en un volatile beaucoup plus gros, tout en ombres et auras sombres. Elle s'approcha de l'incroyable animal et monta dessus comme elle aurait fait d'une banale monture volante. L'oiseau se laissa faire volontiers et ils flottèrent tout deux à quelques mètres au dessus de la clairière. "Voici à quoi ressemble l'Oiseau, monsieur Feng Wèi, voici son esprit qui nous accompagne et veille sur nous. " Je ne pouvais détacher mes yeux de l'Oiseau : c'était la plus belle chose qu'il m'ait été donné de voir.

Très perturbé, je quittais plus tard la jeune femme et rentrait à l'auberge. Perturbé mais convaincu. Je devais aider, à mon humble niveau, ces jeunes femmes dans leur lutte. J'ai pris sur moi de me faire l'ambassadeur de Tahaa auprès des autorités de Comté-des-Vents. J'attends que Yevdokiya se manifeste pour peut être en faire de même. Et je passe dès que je peux à la taverne boire avec mon ami Darakh Trois-Barbes, le vieux paladin amoureux.
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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 18:47 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

- EPILOGUE

A ce stade de son récit, Feng Wèi retint son pinceau et cessa de rédiger. Pris d'un doute, il réfléchit. Les Soeurs avaient survécu à toutes ces années de fuite en se faisant passer pour mortes, puis en restant anonymes dans des contrées lointaines. Grâce au secret. Nul doute que les agents des démons étaient encore sur leurs traces. Le pouvoir de nuire de la Légion était encore vivace, les récents évènements mêlant Taerius à cet ignoble démoniste orc l'avaient cruellement prouvé.

En écrivant leur histoire, il leur faisait courir un grand risque. Il avait pleine confiance en Maître Cho, là n'était pas la question. Mais le courrier pouvait se perdre, être intercepté. Les archives des Chroniqueurs étaient à présent fréquentées par de nombreux aventuriers avides d'or facile, les précieux parchemins pouvaient être volés, pillés... Qui sait si les Mogu, déjà aidés des Trolls Zandalari, ne trouveraient pas dans leur intérêts d'aider les légions démoniaques dans leurs funestes desseins ?

Xuen ! imaginer une alliance entre le Roi-Tonnerre et cette hideuse Légion lui fit serrer les poings à en briser son pinceau de calligraphie.

Reprenant ses esprits, Feng Wèi quitta son écritoire et se dirigea d'un pas lourd vers la fenêtre ouverte. C'était une décision difficile : s'en tenir au strict devoir de Chroniqueur, à savoir observer et rendre compte sans prendre parti ni juger... au risque de mettre ces gens en grand péril, et au delà, tout Azeroth. Ou alors... "Combattre pour ce qui est juste", une fois encore, l'adage du vieux maître de l'Île vagabonde lui revint en mémoire.

Les fins de journées étaient toujours douces à Comté des Vents et l'air frais du soir lui fit du bien. Dans les profondes couleurs du soleil couchant, le dragon-serpent jouait dans les nuages et le moine ressentit de l'apaisement à suivre des yeux les figures aériennes complexes et fluides du bel animal.

Soupirant, Feng Wèi contempla sa lettre restée sur l'écritoire. La calligraphie régulière, les tracés sans ratures, les alignements respectés, les enluminures élégantes et discrètes. Du bel ouvrage en vérité, un vrai manuscrit de Chroniqueur. De quoi être fier, vraiment. Mais sa décision était prise, il le savait déjà.

Il retourna dans la pièce, prit le rouleau de parchemin qu'il avait pris tant de soins à tracer et le déposa doucement dans les flammes de la cheminée. Les yeux fixés sur le manuscrit qui se consumait rapidement, Feng Wèi sourit quand il aperçut le reflet furtif d'une silhouette d'oiseau se dessiner dans les flammes pour s'envoler bien vite dans la fumée et les étincelles.
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Pandaren Moine

MessagePosté le: Mar 12 Fév - 19:00 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant

[HRP] Générique de fin

(lente montée de la musique)

Avec l'arrivée de Tahaa dans la guilde, je souhaitais faire un petit texte d'intro RP pour lui donner un peu de corps, même si ce personnage est un "second rôle". Et une idée en a amené une autre et l'envie de lier son destin aux autres personnages est venue, une page a suivi, puis une autre...

Vous venez de faire connaissance avec mes 4 personnages encore en "activité" :

- Tahaa la prêtresse Ombre a trouvé refuge à Comté-des-Vents depuis peu

- Le moine Feng Wèi vous a sans doute déjà joué un air de violon - très faux et très fort !

- Darakh le paladin promène actuellement son cochon de mines en forges dans les Royaumes de l'Est et en Outreterre.

- Yev la démonologue est en fait un très ancien personnage, le second que j'ai créé il y a... hum, quelques années. Elle a vécu ses premières aventures sur un autre serveur RP, à la grande époque d'avant BC, quand Stormwind n'était pas encore Hurlevent, que les fameux "raids PVE HL" n'existaient pas. Il faisait alors bon aller boire dans les tavernes d'Ironforge ou de Goldshire en rêvant au jour lointain où nous serions enfin assez riches pour acheter une monture terrestre à 100 po, une véritable fortune à cette époque !

En revanche, tous les autres personnages ont été inventés pour l'occasion et n'ont aucune existence IG.

Pour l'anecdote, tous les éléments de ce récit existent IG : le marteau Parole d'Honneur (arme 2M pour lvl68), la monture volante Phénix Sombre et la mascotte Jeune Phénix Sombre qui va avec (réputation de guilde) , M. Trémousse la mascotte cochon de Darakh qui le suit partout en remuant la queue (récompense de je-ne-sais-plus quel event annuel), la monture chèvre (amicalement prêtée par nos amis Laboureurs de Micolline, merci à eux).

L'action principale se situe dans la Péninsule des Flammes Infernales, dans la zone située entre Thrallmar au sud et le Trône de Kil'Jaeden au nord, où se trouvent effectivement des camps de forges démoniaques. La grotte elle-même existe, elle est sur la carte et si vous y allez, vous verrez qu'elle est actuellement exploitée par un gobelin qui a bien des soucis avec ses gangrechiens (quête horde je crois). Enfin les éléments tirés du Lore (les dates, le démon Kazzak et l'ouverture de la Porte des Ténèbres) se basent sur la chronologie du site http://fr.wowwiki.com/Chronologie dont je ne saurais trop vous conseiller la lecture.

Merci d'avoir pris le temps de lire...

THE END
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Taerius
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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 19:36 (2013)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un Répondre en citant



zut ! c'est déjà fini ? Merci !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:36 (2018)    Sujet du message: Les Chroniques de Feng Wèi : Tome Un

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